La nuit de l’abbé

 

 

Provence, février 1808.

Deux cavaliers progressent péniblement dans la neige qui tombe à gros flocons sur les chemins défoncés du Vaucluse. Le vent soulève des tourbillons de poudreuse qui rendent la marche et la respiration difficiles, pour les hommes, comme pour les bêtes.

Dans les halliers qui bordent la route, on n’entend pas un cri, pas le moindre frémissement animal, la vie semble avoir fui ce pays maudit, infesté de loups et de brigands.

Seuls quelques craquements, qui résonnent sinistrement dans les sous-bois, alarment les chevaux qui piaffent sur le sol gelé.

On s’approche d’un pas furtif, c’est une approche lente et calculée, l’approche d’un prédateur, le plus dangereux de tous…

C’est sur ce tableau que débute mon dernier roman, la nuit de l’abbé, que je viens de terminer et qui est actuellement à la correction.

Relecture, réécriture et, dans quelques semaines, il partira chez l’éditeur.